Cent ans après la parution des "Lettres Persanes" de Montesquieu, après le tourbillon révolutionnaire et l'engouement napoléonien pour l'Egypte, les artistes français s'inspirent de nouveau des magies et des mystères d'un Orient subitement rendus plus proche par la conquête de cette nouvelle colonie, l'Algérie en juillet 1830.
Dans le cadre de la manifestation Une année de l�Algérie en France, l'Institut du Monde Arabe s'intéresse sur le regard que les peintres français du XIXe siècle portait sur ce pays. De 1832 à 1882, Delacroix, Vernet, Chassériau, Renoir y voyagent pour des raisons officielles ou plus personnelles et y dénichent des vues de paysages, de paysans, d'Alger d'où une disposition et un parcours thématique de l'exposition répartit en sept sections :
La premi�re s'ouvre sur l'une des toiles les plus célèbre de Delacroix, Les Femmes d'Alger, celle joint à ce commentaire, puis vient historiquement "L'âge et l'art de la conquête", section exposant des toiles de Vernet ou de Chassériau puis une troisième section se rapportant à la géographie, au peuple et aux villes algériens.
L'exposition s'interroge ensuite sur le concept de "Royaume arabe" que le second Empire avait un temps envisagé. Viennent ensuite les regards portés sur le sud, c'est à dire les territoires non côtiers, puis une section sur Alger et une dernière partie consacrée à Renoir et à l'Algérie où une quinzaine de toile du peintre sont exposées.
La grande richesse de l'exposition tient aussi au fait qu'il s'agit d'un rassemblement d'inspirations multiples réunies autour d'un même thème, un ensemble de peintures dont certaines n'ont pas été présentées en France depuis des dizaines d'années.