Résumé de la
quatrième
Une fois encore, Mélie est toute
seule dans la grande maison. Elle attend le retour de son père,
médecin de garde aux urgences de l’hôpital un
week-end par mois. Mélie déteste cette vieille maison qui
craque, grince et gémit de partout. Elle a horreur
d’être seule. Elle est fatiguée d’être
grosse. Elle ne sait pas quoi faire d’autre, pour vaincre ses
angoisses, que d’allumer à fond tout ce qui peut meubler
le silence, la chaîne hi-fi, la télévision, la
radio. Elle ne trouve rien de mieux, pour se vider la tête, que
de se remplir le ventre avec un tas de cochonneries. Ensuite, elle dort
mal en rêvant qu’elle est belle, mince et aventureuse, par
exemple : Florence Arthaud. Et puis, elle se réveille, seule,
grosse et malheureuse, et tout recommence. Sauf ce matin-là. Ce
matin, il y a un corps étendu dans l’herbe du jardin. Un
inconnu. Quand elle s’approche, il souffle son prénom :
Mélie. Alors, aventureuse, oui, ce matin, il va falloir que
Mélie le soit pour de vrai.
Contenu
Un peu biscornu, ce roman, quoique bien
écrit et avec certains passages très justes sur le
rapport de l’adolescente à son propre corps, n’est
pas passionnant, on ne croit pas vraiment à l’intrigue
bien que l’écriture fluide donne envie de connaître
le fin mot de l’histoire qui se révèle encore plus
abracadabrant que le reste. Il faut reconnaître à
l’auteur son style, toujours agréable, mais L’homme
au jardin est loin en qualité de ses autres romans. Les
thèmes abordés, le mal-être adolescent, la peur de
la solitude, le sont à moitié voire juste
effleurés pour l’adoption ou le terrorisme et
l’identification semble difficile puisque l’intrigue (un
terroriste dans le jardin qui a vraisemblablement échoué
ici pour une raison précise) est trop insolite.
Intérêt pédagogique
Pas énorme de fait, même
si ce roman peut être lu par des lecteurs moyens car court et
fluide. Je ne vois pas vraiment comment l’intégrer dans
une séquence et les thèmes sont trop mêlés
pour le placer dans une bibliographie précise.