Résumé
de la
quatrième
Il ne parle
pas, mais il
est très fort pour imiter les bruits de la campagne, de la meule
qui
broie le grain à la traite des vaches. Il aime la compagnie des
agneaux, des chevaux et des chiens. C'est lui qu'on charge
d'éliminer
les chatons en surnombre, à leur naissance. Comme il ne dit
rien, on
croit qu'il n'en souffre pas. Beaucoup de gens l'appellent le "
débile
" ou le " détraqué ". Le docteur Thatcher, lui, dit que
Jacob sait
aller vers les choses qu'il aime et s'en approcher avec prudence, et
aussi qu'il protège un monde bien à lui sous son
éternelle casquette de
tweed. Un jour, au lieu de le tuer, Jacob sauve un petit chat et
l'offre à Katy, la fille du docteur.
Contenu
Magnifique roman que ce nouvel
opus de Loïs
Lowry. Rien de fantastique dans ce texte simple, sobre et fort. La
narratrice, espiègle et au coeur d'or raconte son enfance
où le jeune
Jacob joue un rôle bien particulier. Trés
émouvante, l'histoire de ce
jeune homme, dont la maladie mentale n'est pas nommée mais
ressemble à
l'autisme, permet sans discours moralisateur d'aborder ce thème
délicat
pour les adolescents. L'héroïne, modèle de
tolérance, pointe du doigt
les bizarreries de Jacob sans jamais faire preuve de la moindre
méchanceté. S'y mêlent des réflexions sur la
condition des femmes et
la société américaine au
début du XX siècle. Le procédé
d'écriture lui-même est étonnant et plaisant :
l'auteur s'inspire de
photos d'époques qu'il a lui-même récoltées
et qu'il fait figurer au
début de chaque chapitre. Vraiment une belle réussite.
Intérêt
pédagogique
Le thème du handicap mais
aussi le regard
porté sur la condition des femmes donne de belles occasions de
discussions si l'on choisit de donner ce texte à lire en lecture
cursive. Son organisation, à partir des photos peut être
le lieu d'un
exercice d'écriture fort intéressant lui aussi. De toutes
façons, à
conseiller dès la quatrième et jusqu'à la fin du
lycée sans problème,
le style en est fluide et la lecture facile.
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